ADVERTISEMENT

Les veines jugulaires et leur rôle dans la pression oculaire

Pour comprendre le mécanisme, l’équipe a complété ses mesures par des échographies des veines jugulaires chez 20 volontaires sains. En position surélevée, les veines jugulaires internes et externes se rétrécissaient de façon significative. Autrement dit, l’inclinaison de la tête comprime les vaisseaux qui drainent le sang depuis le crâne, ce qui freine l’évacuation de l’humeur aqueuse dans l’œil. Cette accumulation de liquide fait alors monter la pression intraoculaire.

En parallèle, la pression de perfusion oculaire, qui mesure l’apport sanguin au nerf optique, chutait de 58,71 à 54,57 mmHg avec l’élévation de la tête. Cette baisse signifie que le nerf optique reçoit moins d’oxygène et de nutriments pendant la nuit, précisément au moment où il devrait se régénérer. Les patients plus jeunes et ceux atteints de glaucome à angle ouvert semblaient particulièrement sensibles à ce phénomène.

Adapter sa position de sommeil : une solution à envisager

Ces travaux ne signifient pas qu’il faille absolument bannir l’oreiller. Toutefois, ils suggèrent que les patients atteints de glaucome pourraient bénéficier d’une position plus plate pendant la nuit, avec un oreiller fin ou sans oreiller du tout. Les ophtalmologues n’intègrent que rarement la posture de sommeil dans leurs recommandations, alors que cette dimension nocturne pourrait influer sur la maladie.

La prise en charge du glaucome repose principalement sur des collyres et des interventions chirurgicales. En ajoutant un paramètre aussi accessible que la hauteur de l’oreiller, les médecins disposeraient d’un levier complémentaire sans coût ni effet secondaire. Des essais cliniques devront toutefois confirmer si cette adaptation posturale ralentit concrètement la progression de la maladie.

ADVERTISEMENT
⬇️ Prêt pour la suite ? Cliquez sur la page suivante ci-dessous pour continuer la lecture. ⬇️
ADVERTISEMENT

Leave a Comment